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 Dulcis forma... Jezabell. [FINISHED]

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Jezabell L. Zucchero
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MessageSujet: Dulcis forma... Jezabell. [FINISHED]   Mar 13 Juil - 1:17




    Art by Enayla










    Jezabell Lorena Zucchero

    «Il n'y a point de génie sans un grain de folie (Aristote)»
    Personnage prédéfini ? : No.


    Nom : Zucchero
    Prénom : Jezabell Lorena
      Surnom : Smahan

    Âge : En apparence... peut-être 19-20 ans, on ne sait pas très bien faire la différence. Mais réellement, probablement 1734 ans... Peut-être un peu moins, peut-être un peu plus, on finit par oublier ce détail avec le temps.
    Orientation sexuelle : Hétérosexuelle en grande majeure partie, mais peut accepter toutes autres propositions si elles sont intéressantes.
    Rang : Originelle, avec un grand O
    Statut au sein du groupe : Espionne.




Physique :



De l'élégance, du raffinement, de la grâce et de la précision, avec néanmoins un soupçon de nonchalance, le tout mélangé donne vie à Jezabell, digne vampire qu'elle puisse être du haut de ses quelques siècles. Elle a tout pour elle, comme chaque vampire qui puisse exister, cela va de soi. Grande, fine et élancée, Jezabell possède une peau aussi pâle que possible, des yeux sombres et profonds, qui donnent l'impression de se noyer dès qu'on les regarde de plus près, un regard charmeur, des yeux trompeurs. Des lèvres fines, plus rosées, viennent contraster avec sa peau blanche comme neige. Des lèvres attirantes, cachant minutieusement deux canines plus longues que la moyenne, tranchantes et d'un blanc étincelant. Un petit minois vient se placer au milieu de tout, donnant à ce visage démoniaque un semblant de douceur mais aussi de froideur. Le tout est orné d'une chevelure longue et noire de jais. Des cheveux fins et souples, qui descendent jusqu'au milieu de son dos, des cheveux que la Vampire aime en prendre soin.
Que dire sur son apparence... elle est parfaite. Comment un vampire ne pourrait pas être parfait ? Les formes sont là où il faut, des longs bras qui se terminent par des fines mains aux doigts effilés, qui eux-mêmes possèdent des ongles un peu plus longs, comme pour continuer le prolongement de la longueur. Il y a aussi ses jambes, aussi fines et longues, interminables. Enfin, il est vrai que Jezabell semble être une chose frêle et fragile, vue de loin, une chose qu'on aimerait protéger, et que l'on a peur de briser en deux si on venait à la serrer trop fort mais, les apparences sont trompeuses, non ? Les vampires sont trompeurs... généralement. La demoiselle dégage une aura mystérieuse… de prestance, elle incite forcément un sentiment chez chacun, que ce soit de la haine, de la jalousie, de l’admiration, de la passion, tout y passe mais personne ne reste de marbre.
Au niveau vestimentaire, Jezabell s’est longtemps habillée avec des tuniques romaines – vu son âge, il n’est pas étonnant qu’elle ait connu cette époque là – et par plus tard des robes, de différents styles à chaque fois qu’un siècle passait. Ses préférées étant celles qui dataient du XVIIIème siècle au début du XXème siècle. Longues et bouffantes principalement, avec toute une panoplie de décorations, de perles et de machins tout aussi inutiles les uns que des autres mais qui donnaient à ces robes un charme d’antan. En fait, et assez souvent, Jezabell s'habille en décalé avec l'époque de maintenant, ce qui pourrait trahir son véritable âge aux yeux de la sous-race par excellence, les humains. Quoique... certains sont tellement stupides et étroits d'esprit qu'ils ne feraient que la prendre pour une folle sortie tout droit d'un asile... Alors, pour éviter tout incident, il faut bien s'adapter à leur mode quand il faut se mêler à eux, il y en a qui sont fort tardifs... On va s'arrêter là pour ses vêtements, après tout, il y aura toujours une possibilité de voir comment elle est habillée. Jezabell se sait belle et s'en sert comme atout crucial pour toute chose.




Caractère :


Manipulatrice, calculatrice, froide, égoïste, raisonnablement folle, hypocrite... que des défauts aux premiers abords, mais des défauts ne peuvent-ils pas devenir des qualités quand on sait bien s'en servir et en faire profit ? Un vampire ne fait que dans son propre intérêt, il se doit d'être doté d'hypocrisie pour aboutir à ses fins. Jezabell est fausse, le trois quart du temps, la sincérité est un bien grand mot qui ne demeure pas souvent dans son vocabulaire, ou dans sa façon de vivre, dites vous que si elle sourit - si cela est possible -, c'est pour faire bonne figure et vous faire tomber dans sa toile, et puis, y-a-t-il déjà eu des sourires sincères venant de la demoiselle, ou même des sourires tout court... rien n'est moins sûr. Pour avoir avancé dans la vie, elle a dû manipuler les autres comme des pions sur un plateau de jeu, son propre jeu. Dans une société pervertie, il faut être un fin stratège pour s'en sortir et n'avoir aucun scrupule, mais ce n'est pas pour autant que la Vampire est violente, loin de là. Jezabell peut être bien des choses, mais elle n'est en aucun point violente. La douleur physique n'est rien contre celle infligée au mental. Les douleurs psychologiques sont souvent plus lancinantes que celles imposées au corps. Elles détruisent de l'intérieur, elles rongent l'être par la tête, si la victime n'est pas assez forte mentalement, elle ne mettra pas bien longtemps à tomber en état de catatonie, ou pire encore, ne plus être qu'un cadavre ambulant, errant sans but et hanté par des mots qui résonnent encore dans une tête vidée de tout espoir. Rien que pour cette détérioration, Jezabell favorisera toujours l'attaque verbale pour blesser l'intérieur de l'âme, plutôt que les coups physiques qui finissent par ne plus laisser de trace, si ce n'est que quelques cicatrices qui blanchissent avec les années.
Mais derrière tout ce comportement machiavélique, se cache peut-être une personnalité plus fragile, blessée par un passé lointain et qui a préféré se forger une carapace pour s'imposer dans la société et devenir ce qu'elle est maintenant. Seulement, cette potentielle personnalité est mise au placard depuis très longtemps, et il est loin le temps où, au début de sa vie d'immortelle, Jezabell était une petite chose fragile. Désormais, c'est un ennemi remarquable pour quiconque lui chercherait misère ou qui aurait osé la défier. Comme on dit souvent, méfiez-vous des apparences.






Autres ?



    Pas un fow’ de Twilight, quel bien divin <3 J’adhère, j’aime, je plussoie \o/
    Ah, et le lien de l'image de base de mon avatar, pour bien montrer que c'est un dessin car vu comme ça, ça pourrait passer pour une réelle personne xD
    And, again a last thing xD, modification CSS de la fiche de base, j'espère que ça ne gêne pas ^^'


© Shupa


Dernière édition par Jezabell L. Zucchero le Ven 23 Juil - 19:49, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Dulcis forma... Jezabell. [FINISHED]   Mar 13 Juil - 1:19



Histoire :


Il fait nuit, l’ombre a gagné chaque endroit qu’il puisse y avoir en ce lieu éloigné de la ville et lugubre. Ce n’est pas la pleine lune, et la lumière de l’astre de la nuit est voilée par quelques nuages égarés. Rien ici n’est fait pour rassurer. Pourtant, au loin, on peut apercevoir des faisceaux lumineux, appartenant probablement à des lampes de poche. Ceux-ci tremblotent, signe que les possesseurs courent. Peu à peu, on peut effectivement entendre leurs pas qui courent sur le sol détrempé, ils ne sont pas essoufflés et tentent de se faire discret.

Au fur et à mesure qu’ils progressent, les deux individus peuvent voir s’ériger devant eux une vieille et sinistre bâtisse. Grande, mais peu rassurante, probablement abandonnée depuis longtemps.

« Dépêche, on y est bientôt ! »
« Excuse moi de ne pas être si enthousiasmé à l’idée de visiter un espèce de vieux manoir abandonné ! »
« Couillon ! »

Le jeune homme préféra ignorer la pique de son comparse, c’était inutile de répondre, il voulait toujours avoir le dernier mot et puis, ce n’était pas le moment ni l’endroit pour se mettre à s’insulter, même si l’envie ne manquait pas que ce soit pour l’un ou pour l’autre.

Il ne leur fallut pas plus de cinq minutes pour arriver face au portail de la bâtisse, digne demeure d’un film d’horreur, avec des arbres presque dénués de feuilles, cornus avec l’âge, tentant un brin de fierté, tel les vieux spectres de ce lieux. Les deux adolescents poussèrent la grille dans un bruit infernale, et se risquèrent à l’intérieur de la propriété, d’un pas quelque peu incertain. Bientôt, ils se retrouvèrent face à la vielle porte en bois, pourrie par des champignons, hésitant une seconde, ils finirent par l’ouvrir. A l'intérieur, tout était sombre et poussiéreux, l'odeur du renfermé piquait les narines et on ne voyait pas à plus de vingt centimètres et encore. Hésitant un moment, les deux adolescents finirent pas rentrer dans la maison délabrée. De ce qu'ils pouvaient voir grâce à leur lampe de poche, tout ici était rongé par la moisissure, le peu de meubles restants n'avaient plus fière allure, les vitres étaient brisées et leurs morceaux aussi petits soient-ils jonchaient sur le sol. Sauf que les deux jeunes n'étaient pas venus pour faire l'inventaire et l'inspection de l'état de la maison, non, comme les dignes jeunes qu'ils étaient, donc en plein âge bête, ils étaient venus pour essayer de trouver quelques objets rentables, qu'ils auraient pu reprendre, ou alors, cherchaient-ils aussi un peu d'adrénaline dans cet endroit aussi lugubre que ceux d'un film d'horreur.

Après quelques minutes, les deux protagonistes empruntèrent le vieil escalier en bois, escalier qui, usé par le temps, craquait sous chacun de leurs pas. Bientôt, ils arrivèrent à la trappe qui donnait sur le grenier, avec prudence -après tout, tout était rongé par les mites ici- et un peu de difficulté, ils la soulevèrent. La poussière ne perdit pas une minute pour les attaquer directement, les faisant ainsi tousser, mais une fois cette quinte passée, les individus montèrent dans les combles, où étaient entreposées tout un tas de vieilleries de choses poussiéreuses, voire en ruines pour certaines. Un moment de découverte et de stupéfaction face à tout ce brôle précéda le moment des fouilles. Chacun parti de son côté, après tout, il y avait de la place.

Le premier s'amusait à fouiller tout et n'importe quoi, attrapant n'importe quelle chose et faisant l'imbécile avec, tandis que l'autre fouillait plus minutieusement ce qu'il trouvait. D'ailleurs, celui-ci ne tarde pas à tomber sur une vieille malle, dont les couleurs, qui devaient être sobres à la base, étaient complètement délavées. Piqué dans sa curiosité, il l'ouvrit après avoir déposer sa lampe à côté, pour ensuite la reprendre et la pointer vers l'intérieur de la malle. Il fut étonné de voir tout un amoncellement de vieilles tenues, et vieilles dans le sens de plusieurs siècles, et surtout, qu'est-ce que ces accoutrements faisaient là ? Allant de surprise en surprise, en fouillant un peu plus profondément dans la malle, l'adolescent tomba sur un cahier, à la couverture en cuir noir probablement, dont les coins étaient recouverts par une décoration dorée mais rouillée par le temps. Curieux, il ouvrit le livre qui laissa échapper de la poussière -encore-. On avait écrit dedans, d'une écriture qu'il n'avait jamais vu, une ancienne écriture. Seules les premières pages jaunies du livre étaient écrites, le reste demeurait vierge. Poussant sa curiosité jusqu'au bout, le jeune homme, plaçant sa lampe de poche de manière à bien savoir lire l'écrit, commença la lecture.
    Si vous lisez ceci, c'est que vous êtes tombés sur ce qui résume ma vie, mais pas n'importe quelle vie... Une vie qui dépasse votre entendement, une vie qui va au-delà de votre réalisme, une vie d'immortalité, réservée à ce que vous appelez plus communément, les vampires. Je suis née il y a de ça 1734 ans, en l'an de grâce 276, nous sommes dans la crise du IIIème siècle, qui s'est vu les règnes successifs de Tacite, Florien et Probus, les deux premiers n'ayant guère fait long feu. Mes parents, des originels, s'étaient établis à Rome, la majestueuse et grande Rome, il y avait déjà quelques années et ils finirent par m'avoir moi, tout aussi originelle qu'eux. Mon prénom, à cette époque, je le tairais et puis, cela ne vous servirait à rien de le savoir, vous n'en mourez pas plus bête que vous ne l'êtes déjà. Vu la fortune de la famille, notre propriété était vaste, mais à proprement parlé, elle ne nous servait à rien, puisque nous ne vivions que la nuit, si ce n'était qu'à héberger nos esclaves, dont la plupart finissait par devenir notre propre repas. Je grandis donc dans cet environnement, en apprenant que la nuit était notre meilleure amie et le sang notre nectar par excellence. Mais je grandis aussi parmi les haut-gradés de la civilisation romaine de l'époque, parfois même nous étions invités aux banquets que donnait l'empereur actuel du moment, de simples humains qui ignoraient tout de notre nature. Ils se croyaient puissants et indestructibles, baignant dans leur richesse et leur pouvoir, mais rares sont ceux qui vivaient vieux, constamment en train de s'entretuer... De véritables animaux, nos proies.

« Hey ! Qu'est-ce que tu fous ? »

Le faisceau lumineux de l'autre adolescent vint l'aveugler subitement, si bien que le jeune homme émit un bruit exaspéré en lui grommelant de baisser ça tout de suite.

« Ça se voit pas ? Je lis un truc ! »
« Tu lis un truc !? C'est l'moment tu crois !? »
« Rah, arrête de hurler et retourne farfouiller pour trouver des bidules que tu pourras revendre à des antiquaires ! »

Son comparse rouspéta un instant à l'entente du mot « antiquaire », avant de retourner dans ses fouilles, en n'arrêtant pas de penser qu'il était vraiment stupide pour penser à lire un espèce de livre miteux à un moment comme celui-ci.
De son côté, l'adolescent reprit la lecture là où il l'avait abandonnée.
    Bien sûr, au fur et à mesure que les années avançaient, des rumeurs à notre sujet naquirent, en particulier sur notre jeunesse figée. Pour ne pas éveiller d'autres soupçons plus sulfureux, mes parents décrétèrent qu'il fallait qu'on parte s'installer ailleurs pour quelques années en plus. C'est pour ça que, quelques semaines après la décision, nous arrivâmes à Naples, qui se situait un peu plus dans le sud. Je ne saurais plus dire combien de temps nous y sommes restés, j'en perds la notion depuis longtemps, mais probablement juste assez pour faire éteindre tous soupçons et puis, il fallait veiller à ne pas rester non plus trop longtemps ici-même, si on ne voulait pas voir de nouveaux soupçons s'élever. Ce léger problème "d'intégration" était bien le seul défaut que nous avions, le reste, il suffisait de se faire discret lors de nos faits et de nos ballades et chasses nocturnes et puis, vu notre statut, nous avions également des connaissances importantes à Naples, humaines ou vampires.
    Quand j'y réfléchis un instant, cette lointaine époque me manque, il n'est pas facile de voir le monde évoluer quand on essaye de s'habituer à l'actuel. Enfin ça, c'était quand j'étais une jeune originelle, ce qui n'est plus vraiment le cas aujourd'hui.

Un bruit de ferraille qu'on laisse tomber le fit sursauter, aussitôt, il pointa sa lampe de poche vers l'endroit d'où s'était élevé le bruit, en voyant qu'il s'agissait de son ami qui avait été d'une grande brutalité pour fouiller dans un recoin où se trouvaient de vieilles choses en fer forgé, il se retint de le réprimander, déjà pour être aussi maladroit qu'un éléphant dans un magasin de verres et ensuite, mais ça il ne se l'avouait pas à lui-même, pour lui avoir fait peur pendant une fraction de seconde, le faisant s'imaginer le pire. Il ne se contenta que de le fusiller du regard avant de reporter son intention sur le vieux livre. Il tourna quelques pages, désirant lire un peu plus loin.
    Je ne continuerai pas de m'étaler sur les siècles de l'Antiquité, ni sur ceux du Moyen-Âge, pour moi, ils résument toujours la même chose, guerre et bataille pour le pouvoir, pour l'agrandissement du territoire, la conquête de terres lointaines... En ce qui me concerne, c'était conquête de cœurs pour ensuite les briser, enfin quand je dis conquête de cœurs, je le faisais encore intelligemment et forcément par intérêt, pour posséder quelque chose en retour, ce n'est pas pour rien que j'amassais personnellement et une petite fortune s'agrandissant au fur et à mesure. Il en va se dire que je finis par partir le plus loin de mes deux géniteurs et leurs accompagnateurs. Avec eux, je me sentais emprisonnée, ils décidaient ce que je devais faire, à n'importe quel moment. En apparence, je n'avais jamais laisser paraître quelque chose, mais intérieurement, je hurlais. Partir était une délivrance, je n'avais pas spécialement besoin d'eux. Il est vrai que vue comme ça, je ne semblais pas très menaçante et je détestais donner des coups -sauf que la faim prend le dessus sur moi-, mais les armes ne demeurent pas toujours dans le corps à corps, elles peuvent très bien venir verbalement, c'est ça qui fit ma réussite dans un monde gouverné par les hommes.
    Enfin, je vais plutôt me pencher sur une époque fabuleuse, un moment où le libertinage et les masques étaient d'honneur, et ce, bien des siècles plus tard, au XVIIIème. Toujours en Italie, dans une somptueuse ville qu'est Venise -c'est aussi à cette époque que je décidai de me faire nommer par un prénom, et accessoirement un nom, plus contemporain-. A cette époque, tout est bouleversé, je m'en rappelle encore, une fois la nuit tombée, les classes sociales s'empressent de se mélanger dans le plus strict anonymat, à l'aide de masque, lors de fêtes et de banquets. A ces moments, tous se mélangent dans des plaisirs platoniques ou charnels, de même sexe ou non. C'est aussi dans cette ville de luxure que je rencontrai le plus de vampires, à croire que Venise nous charmait et nous attirait comme des mouches. Je suis nostalgique de tout ça, le monde a bien changé et pas forcément comme nous, vampires, nous l'aurions voulu. Il m'arrivait, au fur et à mesure des décennies, repasser par Venise pour voir son évolution, à l'époque contemporaine, la ville devint le centre d'une foule noire lors du Carnaval, avec ses masques et ses déguisements, tirés des robes d'antan que j'aimais porter. Ces "guignols", je les dévorais des yeux, et parfois même je les dévorais quand je ne pouvais faire abstraction à ma nature.
    Il va sans dire que je ne perdis jamais le privilège de pouvoir participer à des banquets avec les grands des époques, savoir user des charmes que votre race vous confère peut être très utile. Ah... Certains étaient tellement aveuglés qu'ils se laissaient faire, finissant par ne plus comprendre ce qu'il leur arrivait quand la peur se lisait dans leurs pupilles. Les humains sont tous pareils...

« Bon, tu vas me dire ce que tu lis ? Tu dévores ce machin miteux comme si ta vie en dépendait ! »

L'adolescent sursauta à nouveau, en laissant tomber sa lampe de poche et le livre. Aussitôt, il se retourna pour voir que l'autre adolescent était à quelques centimètres de son oreil.

« Bordel ! Tu vas arrêter de te faufiler comme un serpent !? »
« Ah ah, tu as peur ma parole ! »
« N'importe quoi ! »
«Bref, qu'est-ce que tu lis ? »
« Je ne sais pas justement, on dirait comme un journal intime... Mais... la personne raconte des choses depuis l'époque de l'Antiquité, de l'antiquité, tu te rends compte ? Elle se dit vampire, les détails apportés sont limites effrayants... »

Son ami pâlit un instant, avant de pouffer, peut-être pour cacher sa gêne ou son incompréhension.

« Et tu vas croire à ces sornettes ? Sûrement une folle ! Il y en a tellement dans ce monde, le seul endroit où elle devrait aller, c'est l'asile ! »
« Peut-être... »
« Décroche de ce livre en tout cas, faut qu'on se casse rapidement si on ne veut pas attirer des ennuis. »

Au même moment, il retourna fouiller un dernier recoin qu'il n'avait pas encore fait, pendant que l'autre, abasourdi par ce qu'il venait de lire, re-pointa sa lampe de poche sur le manuscrit.
    C'est aussi lors de ces siècles là, donc vers le XVIIème voire le XVIIIème que j'appris à jouer du violon, un instrument pour lequel je vouai une certaine passion. Je n'eus pas réellement du mal à apprendre à en jouer, il suffisait de savoir que faire. Et ce fut utile de se consacrer à jouer d'un instrument, car si vous avez le sens des affaires, à cette époque là, on vous demandait beaucoup et pour moi, tant qu'il y avait du sang de bonne qualité et de l'intérêt, j'acceptais toutes propositions, dans la mesures où elles m'intéressaient. Oui, si je devais choisir ou si je pouvais retourner dans le passé, je choisirais vraiment ces siècles là, c'était, comme les vieux de votre espèce le disent, "le bon vieux temps".
    Oh, mais avec tout ça, j'en oublie de parler de ce qui se déroule et prolifère dans l'ombre, dont la quasi majorité d'entre vous ne soupçonnent pas l'existence... Les Loups. Non, non, pas les loups, vos animaux sauvages, je parle de nos ennemis par excellence, les Loups. Je ne vous expliquerais pas la source de toute cette querelle, car moi-même je ne connais pas tout, et puis cela ne vous intéresserait pas. Ce que je sais avec certitude, c'est l'identité de leur dirigeant, Azghar, tout comme je connais celle de la nôtre, Amélia, tous deux sont les plus anciens, plus vieux que n'importe quel humain et plus vieux que ceux de leur race. Alors maintenant, après avoir erré de mon côté pendant plus de 17 siècles, je retourne aux côtés d'Amélia, pas non plus pour perdre toute liberté, j'aime avoir une certaine proximité et ne pas être enchaînée tel un chien mais cette Dame reste encore notre dirigeante.
    Ah ! Je me doute que maintenant, vous devez être perdu, vous pensez probablement rêver de toute cette histoire écrite, je peux le comprendre, vous êtes tellement fermé de l'esprit... Mais si je puis vous donner un conseil, prenez garde, une fois la nuit tombée, il n'est jamais prudent de se promener, vous pourriez tomber sur d'étranges surprises, des surprises macabres, à tel point que vous pourriez y perdre votre vite à chaque coin de rue.

    Faites attention en repartant, très chers humains...

    Jezabell Lorena Zucchero.

Dans le silence de la nuit, l'adolescent demeurait les yeux écarquillés et une sueur froide l'envahit, comme s'il venait de voir un mort. Les mains tremblantes, il feuilleta un peu plus loin, les pages étaient vierges, plus rien... Juste des pages jaunies par le temps mais aucune trace d'encre. Au même moment, l'autre adolescent revint près de lui, le tirant presque par l'habit pour le tirer de sa "transe".

« Oh ! T'as vu un mort ou quoi ? »
« N... Non. Pourquoi tu m'sors ça ? »
« T'es blafarde au possible, c'est c'bouquin qui te met dans cet état ? Et beh !»

On pouvait distinguer de la moquerie dans les paroles du jeune homme, si bien que l'autre le poussa pour se dégager en soupirant de mécontentement. Toujours à se moquer des malheurs des autres cet abruti !

« Au lieu de te moquer, on s'barre d'ici, et m'invente plus jamais revenir dans cette bâtisse !»

Son interlocuteur ne releva pas la phrase et se contenta de la suivre, en vérifiant bien qu'il n'avait rien perdu de ce qu'il désirait prendre, pendant que l'autre adolescent jetait à terre le vieux livre. Foutue histoire ! Il va sans dire que les deux compères se retrouvèrent très vite dehors, pour au plus vite quitter cet endroit d'épouvante, repartant sur leurs pas dans une nuit encore plus sombre qu'à leur arrivée.




Dernière édition par Jezabell L. Zucchero le Ven 23 Juil - 20:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dulcis forma... Jezabell. [FINISHED]   Ven 23 Juil - 19:50

    Message à supprimer s'il faut, puisque ça fait quand même un triplet xD
    Mais présentation terminée \o/
    J'espère que ça ira :3

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MessageSujet: Re: Dulcis forma... Jezabell. [FINISHED]   Ven 23 Juil - 20:37

C'est pas grave le triplet ma petite Jezy d'amûr <3
Bon, bienvenue officiellement même si tu n'es plus à ton premier galon d'essai xD

J'avais bien vu que ton vava ne représentait pas une personne réelle, pas de sushi <3
Et enfin, l'adaptation CSS ne dérange pas du tout, ça claque au contraire **

Bon, niveau lignes, bien évidemment, c'est tout bon \o/
Niveau contenu... Haaaan, quoi ! **
Je suis faaaaaaaan, trooop faaan, j'adore ! **

Validée, bien évidemment \o/
Je t'invite à faire une demande de lieux de vie, ma p'tite Jezychounette <3

Bon rp sur Coaaaa' !

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Dulcis forma... Jezabell. [FINISHED]

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