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 Rencontre Nocturne [Thiago]

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MessageSujet: Rencontre Nocturne [Thiago]   Dim 7 Nov - 19:25

« Lorsque la lune est pleine. »

“Il existe beaucoup de légende sur les forêts vierges ou très peu fréquentées. Des légendes obscures, fantastiques ou même effrayantes, toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Farfadets, fées des bois, esprits, dryades, naïades et gigantesques animaux se donnent rendez-vous dans les récits des pauvres humains, qui, eux, cherche des explications à leurs rêves et mirages. Imagination effervescente leur permet de croire ou inventer ces légendes. Lorsqu'ils apercevront de grandes empreintes au sol. Des empreintes trop grandes pour être celle d'un loups ordinaires, ils diront que ces créatures légendaire vivent dans ces bois. Si ils aperçoivent un humains dans ce lieu habituellement pas fréquenté, et qu'il disparaît ensuite, ils diront que ces immenses loups ont la faculté de prendre forme humaine les soirs de pleine lune. Certains croiront à tout cela. D'autres, moins rêveurs et plus sérieux diront que ce n'est qu'un ramassis de sornettes. Mais ce qui tient le mythe vivant, ce sont les esprits naïfs et imaginatifs de l'innocence, les enfants. Eux, imagineront le grand méchant loup sous leur lit. Eux, ne se lasseront pas de regarder la forêt en espérant voir ces créatures sortirent et les emmener aux pays des rêves et de l'imagination, dans mon monde.“

Le soir tombait. Les couleurs du feu traversaient le ciel et se reflétaient sur les feuilles déjà teintées de orange. Les grands arbres dominaient et cachaient le ciel ne laissant apparaître que quelques fragments de ce magnifique tableau aux couleurs qui feraient rêver n'importe quel artiste, qui essayera mainte et mainte fois de reproduire ces nuances. Mais il n'obtiendra jamais cette perfection et cette variété de couleur de la même teinte. Les grands arbres, si fiers et feuillus au Printemps et en Eté, à l'approche des grands froids, perdaient leurs trésor feuilles par feuilles. Elles-même rougissaient du haut de leurs branches, car la plupart de leurs soeurs étaient déjà éparpillées au sol et craquelées sous les pas d'une étrange jeune fille.

Makka, qui était vêtue de son habituelle “robe“ bustier, qui ressemblait plus à un bout de tissu en lambeaux qu'à autre chose, avançait lentement d'une marche se rapprochant de l'errance. Les cheveux longs et un peu emmêlés descendant jusqu'au bas de son dos, dansaient au rythme de ses pas et de la douce brise qui traversait la forêt. Une lance accrochée à son dos à l'aide d'une corde de fortune, sale et usée, Makka ressemblaient à ces filles sauvages se rapprochant de la débauche, et qui éveille le fantasme chez certains hommes avides de nouvelles expériences. Mais lorsque l' regarde le visage de cette jeune fille habillée indécemment et marchant à pieds nus, on apercevait une telle douceur dans ses traits que le première idée disparaît pour laisser place à celle de l'enfant errant sans but ni soucis. Mais arrêtons de parler de la façon dont Makka marchait, car cette jeune louve ignorante, se dirigeait tout simplement vers le point d'eau qu'elle avait repéré la veille. Oui … C'est un peu moins mélancolique et poétique, mais ce n'est que la pure réalité. Elle avait établi sa tanière à l'écart de la meute, parce que même si elle avait acceptée d'intégrer celle-ci, elle ne pouvait toujours pas supporter l'arrogance des Originels. Elle n'avait accepté de rejoindre la meute locale que parce qu'on lui avait promis qu'elle rencontrerait des gens comme elle. Hybride, voilà le nom qu'elle portait ici, et cela la soulagé de savoir qu'elle ne sera pas la seule à porter une telle appellation. Ne plus être la seule différente. Ne plus être la seule à rester la plupart du temps sous forme humaine. Ne plus être montré du doigt et rejetée … Un rêve que Makka n'avait jamais osé imaginer même dans ses rêves les plus fous. Il y avait une autre raison qu'il l'avait poussée à rejoindre cette meute, c'était la façon dont ils traitaient les humains mordus. Chez elle, en Russie, ils n'étaient que des esclaves qui servaient à la protéger. Mais là … Il y a un lien plus profond entre les mordus et ceux qui morde. Même si ceux qui morde garde une supériorité dans tout cela … Autre chose. On lui avait parlé d'êtres froids. “Des humains, en plus beaux et en plus dangereux.“. Elle ne connaissait rien d'autre de eux, ce sujet semblait assez … Tabou.

Le soir avait vaincu le jour. Maintenant, c'était les rayons de lune qui éclairait la forêt. Makka arriva au point d'eau, qui n'était pas très loin de sa tanière en fait. Un sourire se dessina sur les lèvres de la jeune fille. Elle s'avança vers le … lac. Oui c'était ainsi que l'on appelait cette gigantesque étendue d'eau aspirant au calme et à la paix. Makka s'assit sur un rocher qui était au bord du lac. Ses pieds trempaient dans l'eau, et pour être plus à l'aise, elle se débarrassa de sa lance qu'elle posa à côté d'elle. La fraicheur nocturne commençait à tirailler la peau de Makka, mais ce n'était rien comparé au froid qu'elle avait enduré dans les grands Nords, elle ne ressentait pas le besoin d'aller tuer un animal pour se servir de sa fourrure.

Les reflets de la lune était en beauté ce soir-là, ils se reflétaient dans la limpidité du lac pour donner un joli spectacle à contempler. Cela lui rappeler les paysages que lui montrait Nikita, l'humain qui l'avait accueilli. Il se servait de ces paysages pour les lui décrire et lui expliquer les phénomènes de la fabuleuse nature. Elle avait toujours fait semblant de tout comprendre pour éviter de le vexer. Il se tuait tellement à la tâche qu'était d'apprendre à Makka ce qu'elle n'avait pas pu apprendre parmi les loups. Ceux d'ici, étaient beaucoup plus avancé que ceux qu'elle côtoyait en Russie, ils étaient plus proche des humains et moins sauvage. Makka se sentait ridicule de ne pas savoir bien lire et écrire. Même parler était difficile pour la belle hybride. Mais là, elle avait du temps, elle décida alors de s'entrainer un peu. Elle parla.

« Une feuille est sur un arbre, l'arbre est … dans la forêt, et la forêt est … euh … pleins d'arbres. Euh … Constituée pleins d'arbres … de pleins d'arbres. »

Elle soupira. Cette récitation n'était pas totalement sue. Mais peu lui apportait, pendant quelques instants, elle préféra laisser gambader son esprit dans ses souvenirs … Nikita … Il lui avait tellement donné. Même sa vie. Un bruit se fit entendre. Un craquement sonore dans le silence de la nuit. Makka réagit au quart de tour. Elle se retourna, sa lance en position de garde, debout, les jambes légèrement écartées. Son regard était positionné vers la source du bruit.
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Thiago
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MessageSujet: Re: Rencontre Nocturne [Thiago]   Jeu 13 Jan - 1:30

« Un, deux, trois, petite enfant dans les bois,
Un, deux, trois, le Loup s’approche de toi…
Un, deux, trois, retourne-toi, retourne-toi !
Un, deux, trois, trop tard…Il t’attrapera… »


Comptine à faire pleurer les petites filles au coin du feu…



La journée avait été étonnement chaude pour ce début de saison hivernale. Comme si le temps s’était arrêté, déjà mélancolique du Printemps, et avait choisit de revenir à des températures plus clémentes. Même le ciel se parait des couleurs du crépuscule de l’Eté. Seules les feuilles, brunies par les affres du froids, et allongés en batailles sur le sol meuble de la Forêt, trahissaient qu’un glacial Hiver approchait à grand pas.
C’est par cette fin de journée étrange qu’un immense Loup noir et feu rentrait d’une chasse peu fructueuse, accompagné par un molosse grisâtre, taillé de muscle massif, et qui trottinait presque fièrement derrière lui. Le Loup quant à lui, semblait excédé par la présence du chien, et ne tarda pas à le lui montrer en faisant une rapide volte face et en grognant à son encontre, montrant ses crocs impressionnants. Le chien se mit à geindre, la queue entre les jambes, et finalement, il s’enfuit dans la direction inverse, laissant échapper un concert d’aboiements qui se voulait intimidant, mais qui en réalité ne servait qu’à garder la face.

Thiago souffla de soulagement en voyant le stupide animal s’en aller enfin. Cet imbécile de canidé lui avait filé le train toute la journée, l’empêchant de chasser correctement, et lui faisant perdre bon nombre de proies… Il avait beau vouloir bien faire, à la longue il devenait un poids bien trop lourd à porter… Mais quoi que l’Originel fasse, cet idiot revenait toujours… Le tuer ? A quoi bon… Et puis, il fallait avouer que Thiago s’était un peu attaché à ce molosse, ne serait-ce que pour passer ses nerfs sur lui. Levant les yeux au ciel d’un air las, il reprit son petit trop tranquille vers le lac, ou se trouvait sa tanière. Le soleil était déjà presque couché, et il ne lui restait que peu de temps avant que sa transformation opère. Ce soir, la Lune serait pleine, et comme à chaque fois, Thiago savait qu’il lui arriverait des choses peu communes. Il suffisait d’attendre pour le voir. Un petit sourire étira les babines du Loup, et il allongea les foulées, se mettant au petit galop, parcourant avec aisance l’étendue boisée qu’il connaissait par cœur. Bien vite, et ce juste au moment ou le soleil fut couché derrière les montagnes, il atteignit le lac, vaste étendue d’eau trouble et sombre… Il s’autorisa quelques minutes pour aller boire un peu, avant d’aller se réfugier dans sa grotte pour se transformer. Il n’aimait guère qu’on l’observe pendant qu’il faisait ça. C’était son seul moment de faiblesse, quand ses muscles se déchirent et se changent, quand ses os se reforment dans des craquements sonores horrifiant. La douleur était parfois insoutenable…
Il prit encore quelques secondes, observant son apparence de Loup qui se reflétait dans l’eau miroitante. Puis, fermant à demi les paupières, il alla se réfugier dans son refuge.

La tanière du Grand Loup se trouvait sur la rive nord du lac. C’était une large grotte, creusée naturellement dans un amas rocheux au pied de la montagne. Elle était recouverte par un tapis de mousse, et un saule pleureur y avait élu domicile depuis plusieurs dizaines d’années en son sommet, laissant retomber ses longues feuilles lancéolées, permettant ainsi de dissimuler l’entrée de la tanière aux randonneurs trop curieux. Thiago s’y engouffra sans attendre, grimaçant déjà en sentant ses muscles se contracter de douleur.
Lorsque la Lune se leva, la transformation avait opérée, et ce n’était plus un Loup qui était allongé au milieu de cette grotte, le souffle court et les muscles encore crispés. C’était un homme. Grand, mince et musclé, la chevelure noire et le regard argenté. Autant dire un humain des plus atypiques. Thiago se releva en titubant, reprenant son souffle en fermant les yeux. Il alla prendre appui sur la paroi rocheuse, plaçant d’un geste lent ses mèches sombres vers l’arrière, pour lui dégager la vue. Un peu d’eau… Se désaltérer lui ferait du bien. Il se redressa et sortit de sa tanière. Les couleurs du ciel, à l’instar d’un brasier sur le déclin, commençait à perdre de leur vivacité, laissant place à un bleu sombre de plus en plus profond. Lorsqu’il sortit, le froid mordit sa peau à présent humaine. Mais il n’y prenait pas garde. Cela ne lui faisait rien… Il alla vers le lac et s’aspergea le visage en expirant profondément. Mais alors qu’il reprenait une nouvelle grande inspiration, une odeur qui lui était peu familière s’insinua dans ses narines entrouvertes. Se ressaisissant immédiatement, il promena son regard d’argent alentour, cherchant d’où pouvait provenir cette fragrance intruse…

Ses pupilles lunaires s’immobilisèrent instantanément sur la silhouette frêle d’une jeune fille vêtue de blanc, trônant sur un rocher à l’ouest du lac. Fronçant un peu les sourcils, il tendit l’oreille. Il ne la voyait que de dos, sa chevelure sombre s’écoulant gracieusement le long de son dos, cascadant sur la cambrure de ses reins. Il se redressa finalement, et se décida à s’approcher, à pas de loup. Soudain, la voix de la jeune fille résonna dans le silence nocturne.


- Une feuille est sur un arbre, l'arbre est … dans la forêt, et la forêt est … euh … pleins d'arbres. Euh … Constituée pleins d'arbres … de pleins d'arbres.


Sa voix était teintée d’un accent nordique qui lui donnait des consonances envoutantes. Il arqua cependant un sourcil, et se surpris à sourire un peu, amusé. La phrase qu’elle venait de balbutier était absolument ridicule. Elle lui faisait penser à une gamine qui récitait ses leçons après l’école. De plus en plus amusé par la situation, il approcha encore, à une vingtaine de mètres. Soudain, quelque chose dans son parfums titilla ses narines, et il se redit compte qu’elle était hybride. Alors la mémoire lui revint. Trois jours plus tôt, William était venu le trouver. Il le faisait chaque semaine, bien que Thiago puisse aisément s’en passer… Le bras droit d’Azghar appelait ça « une visite de courtoisie ». A ce moment là, il lui avait dit qu’une nouvelle hybride avait été accepté dans la meute, ce qui avait surpris Thiago puisque Azghar accordait très rarement aux hybrides le privilège de se joindre à sa satanée meute… Dans tous les cas, William l’avait prévenu que la jeune hybride avait élu domicile sur le versant sud de la colline, de l’autre côté du lac. En l’occurrence… elle était devenu sa voisine de pallier.

Le Grand Loup continua à avancer en silence, il n’était plus qu’à une dizaine de mètres à présent. Il était vaguement conscient qu’il lui ferait peur, d’autant plus qu’il avait eu la formidable idée d’oublier de s’habiller, et se baladait donc dans son plus simple appareil. Si cela plaisait à certaines femmes, il n’était pas certain que ce serait le cas pour elle. D’autant plus qu’elle paraissait assez jeune. Alors, histoire de ne pas complètement la surprendre, il marcha sur une brindille, la faisant craquer sous ses pieds nus. L’attente ne fut pas longue, la jeune hybride se retourna immédiatement et pointa son arme sur lui, bien qu’elle fut encore trop loin pour l’atteindre. Dans cette posture, elle avait l’air d’une vraie sauvageonne, et il fallait avouer que ce n’était pas pour lui déplaire. Penchant la tête sur le côté, toujours aussi amusé, et toujours aussi nu, il se contenta de lever lentement les bras vers le ciel, en signe de paix.


- Du calme… j’vais pas te faire de mal…


Si elle lisait dans ses orbes d’argent, elle saurait que c’était la vérité. Il s’approcha encore, ne ressentant visiblement aucune crainte.

- Euh… j’crois pas qu’on commence cette cohabitation sur une bonne base, ma jolie… sans vouloir t’offenser.

Malgré lui, un sourire charmeur étira ses lèvres.


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