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 Par une nuit pluvieuse. . . [PV Erwan Bradley]

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Azilyss van Dock
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MessageSujet: Par une nuit pluvieuse. . . [PV Erwan Bradley]   Sam 29 Jan - 0:41

_________Pluie et nuit dansaient sur les vitres, jetant sur elles des vagues d'encre acrylique et répandant au travers le pâle reflet d'une lune que les nuages ravageaient de leurs crocs. Les grandes fenêtres introduisaient ainsi une idée de lumière nocturne dans la zone délabrée, où la pénombre étendait son empire, mollement tapie sur les murs et leurs coins. Lentement, comme l'humidité, l'idée que cette nuit serait longue toquait aux lourdes portes et habituait les oreilles de son sourd tapement. Un sourd tapement. Fort. Répété. En quelques coups encore, le verrou céda et les battants s'ouvrirent brusquement. Une haute silhouette s'avança dans la vaste salle désaffectée et ferma la porte derrière elle, rapidement, mais en silence, contraste avec le vacarme sitôt englouti par la moiteur de l'usine. Un regard circulaire pour jauger les lieux, une moue plus ou moins satisfaite, et Azilyss se décida à explorer plus attentivement l'endroit. Trempée, sa cape dégoulinait sur le sol jonché de vieilles poutres métalliques. Un torrent d'eau s'écoulant d'un trou de la toiture noyait les lourds boyaux de câbles décortiqués. La vampire piétina la flaque, sourit des gerbes d'eau qui jaillirent de chaque côté, savourant les relents d'une enfance trop vite reléguée aux coins sombres ses souvenirs. Mais presque aussitôt un semblant de sérieux lui revint, et elle marcha droit au travers de la vaste salle. Des escaliers aussi oscillants que des feuilles d'hiver la menèrent à un enchevêtrement de passerelles qui sillonnaient l'espace entre le sol et le plafond. Le terrain de jeu parfait pour un animal nocturne de son espèce, acrobate à ses heures. Elle suspendit sa cape à un crochet pendouillant et fit craquer ses phalanges. Elle s'amusa alors quelques temps à bondir de passerelle en passerelle, comme un chat, séchant par la même occasion sa parure trempée par les éléments.
Si elle aimait la pluie, Azilyss aurait toutefois préféré y être immunisée. Sa tolérance de l'humidité frôlait dangereusement les zéro. Lorsqu'elle eut terminé son exercice physique, elle s'assit sur une marche encore presque intacte et croisa ses bras sur ses genoux. Le front enfouie dans l'illusion de la chaleur ainsi formée, mais qui en réalité n'émanait plus de son corps, elle calma les battements de son cœur agité par l'effort. Son besoin de sang avait été assouvi un peu plus tôt, et elle n'aurait pas à se nourrir avant un moment. Son problème majeur était ainsi réglé. Elle savait qu'elle aurait pu, au lieu de pénétrer ces lieux sinistres, regagner son appartement, seulement il lui semblait trop sophistiqué et la sensation de pleine solitude ne l'y habitait pas. Le mobilier était tout autant d'attaches au sol et de regards posés sur elle. La nuit y aurait été suffocante.

" Il faudrait tout de même envisager d'y retourner. . .", songea-t-elle. "Ne serait-ce que pour vérifier que mes affaires y sont toujours."

____Elle soupira. Azilyss aimait marcher à se perdre, sans songer au lieu où elle se cacherait le jour venant des rayons du soleil. Ces vagabondages lui donnaient de l'énergie et le goût de la vie éternelle, le reste importait peu.
Un grincement résonna soudain, giclant sur les murs et frappant les tympans de la Vampire. Ses crocs se découvrirent instinctivement. Un tremblement secoua les murs lorsque la porte claqua et sa cape, demeurée jusque là au crochet, tomba en un frottement de tissu similaire à un froissement d'aile. Sa masse noire chuta comme une grosse chauve-souris blessée et atterrit dans un bruit mat. Aussi furtive qu'une ombre, Azilyss grimpa les marches quatre à quatre et disparut dans l'obscurité du plafond, pour observer de là l'inconnu qui s'approchait.
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Erwan Bradley
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MessageSujet: Re: Par une nuit pluvieuse. . . [PV Erwan Bradley]   Sam 29 Jan - 16:19

    Bruit de chair tranchée, un gémissement résonne. Le sang, rouge, se mêle aux méandres de la pluie, colorant le sol grisâtre d'une nuance pourpre. La mixture continuant de s'échapper de son corps douloureux. Les pans de ses vêtements lacérés recouvre l'entaille. Titubant péniblement l'homme s'adossa à une paroi lisse, rendue glissante avec le passage de la pluie. Les yeux à demi clos il pressa sa main tremblotante contre son flanc entaillé, envisageant l'étendue des dégâts provoqué par la coupure. Un bout métallique et la vision réduite avait suffit. La pluie dégoulinant sur son front, faisant retomber ses mèches grisâtres devant ses yeux, lui brouillant la vue. Crispant sa main sur la paroi froide à laquelle il était adossé, s'aidant pour avancer à taton. Rentrer chez lui n'était même plus envisageable, trouver un abri néanmoins était primordial. L'heure était tardive et la pénombre s'installa rapidement, plongeant Erwan dans le noir à son grand désarroi. Continuant cependant à avancer lentement, suivant la trajectoire du grand mur, celui-ci étant le seul point de repère de l'humain. Pourquoi s'était-il aventuré ici? Il avait froid, la pluie doublant le poids de ses vêtements dont son tee-shirt lui collant à la peau, laissant apparaître en transparence son torse, le tissu gorgé d'eau épousant la forme de sa musculature. La fente provoquée par la coupure partait de sa hanche droite et remontait à la hauteur de ses pectoraux. Il sentait la blessure qui lui mordait le flanc droite, lui arrachant un rictus de douleur, la main gauche toujours plaquée contre il sentait le sang qui lui maculait les doigts. Il enleva sa main avec dégout puis se laissa glisser contre le mur jusqu'à se retrouver assis au sol, laissant sa main ensanglantée baigner dans une flaque proche, la colorant à son tour de cet couleur ocre. L'eau s'infiltra d'autant plus dans son pantalon, lui glaçant la jambe. Le sang s'échappait encore de sa blessure, il ne fallait pas laiser ça comme cela. Se reprenant légèrement il se démunit de son tee-shirt avec difficulté, le tissu lui collant à la peau. Puis il le déchira en s'aidant de l'entaille déjà faîte dedans. Puis il l'enroula autour de son torse en espérant stopper le saignement au moins, ce n'était pas très profond ni trop grave mais il devait soigner ça au plus vite. Certes il n'était pas au bon endroit mais une fois un abri trouvé il pourrait attendre la fin de la pluie et rentrer chez lui.

    Il se releva en se maintenant encore au mur, se rendant compte avec contentement que le tissu avait en effet stoppé le saignement, tout du moins pour l'instant. Dans la nuit silencieuse, un claquement se fit entendre près d'Erwan, un claquement bruyant et violent. La source n'était pas loin mais elle prouvait qu'Erwan n'était pas seul, lui arrachant un frissonnement d'effroi. Et s'il tombait sur un vampire assoiffé de sang? Il valait dans ce cas mieux qu'il rebrousse chemin, mais dans son état ce n'était pas non plus très prudent. Il choisit donc d'aller en direction de ce bruit, espérant trouver un endroit désert et qui le protègerait de la pluie abondante. Lorsqu'il arriva à l'endroit dit, il vit tout de suite une grande porte ouverte, donnant alors sur une grande pièces désaffectée. Balayant la pièce du regard il ne vit absolument personne, se contentant de regarder autour de lui il n'eût pas la force de lever la tête, déjà assez heureux d'avoir une petit refuge. Cependant, la pièce ne lui inspirait pas confiance, le calme était oppressant. De plus il était impossible que Erwan soit seul, sinon qui aurait ouvert la porte? Le vent? Ce n'était pas possible, c'était impossible mais Erwan l'espérait, faire une mauvaise rencontre n'arrangerait certainement pas son cas...

    -Il y à quelqu'un?


    Evidemment si il y avait quelqu'un il ne lui répondrait pas, mais on ne savait jamais. Erwan se figea, essayant d'écouter et de repérer si une personne était là, cherchant le souffle d'un personne. La personne devait être discrète, lui en revanche avec sa respiration saccadée il devait être facilement repérable. Les muscles tendus il resta figé, attendant toujours quelque chose. Puis, se résignant, il s'avança en soupirant difficilement, le coeur au bord des lèvres il percuta violemment de dos quelque chose. Il se retourna vivement, respirant de plus en plus difficilement sous l'angoisse il se laissa choir au sol lentement. Enroulant ses bras autour de ses genoux il ferma légèrement les yeux puis les rouvrit, observant la pluie à l'extérieur par l'entre baillure de la porte, laissant alors échapper un soupir las.
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Azilyss van Dock
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MessageSujet: Re: Par une nuit pluvieuse. . . [PV Erwan Bradley]   Sam 29 Jan - 23:48

________Du haut de son perchoir, ombre parmi les ombres, Azilyss observa l'individu, tandis qu'il s'avançait prudemment dans l'usine. De là elle sentait les effluves propre à sa nature, et pouvait le reconnaître en tant qu'humain. Il semblait glacé et fatigué, ce qui la laissait imaginer qu'il ne lui poserait pas de problème. Il paraissait grand et fort, mais peut être trop peu en confiance ici pour user de ses capacités. Quelque chose l'intriguait. Elle se laissa glisser sur les marches, légère pour ne pas leur arracher de grincement, et cessa à nouveau de bouger lorsqu'elle atteint une autre passerelle, un peu moins éloignée du sol que la précédente. De là, elle scruta la silhouette qui venait de s'affaisser et respira le courant d'air qui lui apportait son odeur. L'humidité et l'humanité, oui, elle les flairait sans mal aux travers des vêtements trempés, mais un arôme connu lui venait aussi par à-coups, vif, feignant d'être atténué, mais encore là, étouffé dans sa puissance, comme une tache qui persiste sur un drap blanc. La vampire ne tarda pas à mettre un nom sur cette odeur chère à son appétit. L'humain saignait. Çà, c'était mauvais pour elle. Qu'elle n'ait pas faim atténuait le problème, mais il ne valait mieux pas provoquer la gourmandise d'une créature nocturne. Azilyss serra les lèvres et inspira encore pleinement les effluves qui venaient à elle, dociles, attirées par l'aimant de son instinct prédateur. Résolument, elle n'avait pas faim. Et de toute manière, la curiosité l'emporterait.
Pourquoi arpentait-il la ville de nuit, par ce temps ? Et surtout, comment s'était-il blessé ?
Le peu de sociabilité dont elle était dotée l'emportait rarement sur son goût à la solitude, mais ses derniers vagabondages, fréquents et de plus en plus longs, finissaient par encombrer ses cordes vocales d'une poussière d'ennui. Il y avait longtemps qu'elle n'avait entendu sa propre voix - et encore moins celle d'autrui.
Accoudée à la barrière de la passerelle, Azilyss l'observa encore un instant. L'homme avait ramenée ses genoux contre lui et semblait observer la porte. Il ne bougeait pas. La vampire mit cette attitude sur le compte de la fatigue. Peut être sa blessure lui faisait-elle mal aussi. Elle devait être importante, car l'odeur du sang doublait d'intensité à mesure que les secondes filaient. Azilyss se demanda comment on soignait une telle plaie. Elle-même à la vue du sang n'avait jamais eu qu'un seul réflexe : boire à satiété. Mais la faim n'arpentait pas le rouge dédale de ses entrailles, aussi sa solution miracle lui semblait quelque peu inappropriée. Et puis, cette fois-ci elle n'avait pas envie d'effrayer un innocent.
Enfin, elle se décida. La jeune fille fit volte face pour bondir, du côté où la passerelle n'avait plus de barrière. Elle atterrit sur le sol avec le même froissement discret que celui de sa cape un peu plus tôt, en profita pour ramasser cette masse sombre de cuir froissé et la jeta sur son épaule. Immobile, elle regarda l'homme, dos à elle. Le soupir qu'il laissa échapper résonna dans la pièce, triste plainte dont le vacarme de la pluie ne tarda pas à avaler l'écho. Azilyss marcha doucement dans sa direction, sans plus de bruit qu'un animal habitué aux déambulations nocturnes, et vint se poster devant lui. Elle s'agenouilla pour lui faire face, et ses yeux bleus rayonnèrent froidement l'espace d'une seconde. Deux flocon de neige au coeur de l'averse.

- Bonsoir, déclara-telle simplement.

____Un seul mot servit de couverture à son regard, le temps qu'il détaille l'humain. Des cheveux sombres encadraient un visage pâle, où la couleur rouge des prunelles scintillait comme un feu perdu. Cette teinte étonna Azilyss. Elle l'avait rarement connue dans les yeux d'un mortel. Il était vêtu aussi sinistrement que le décor qui les entouraient, le reste importait peu. Pour le moment, la vampire ,ne pouvait en savoir plus sur cet individu.

- Puis-je savoir à qui ai-je l'honneur ?, demanda-t-elle alors.

____Et doucement elle se laissa tomber à son tour sur le sol froid, croisa les jambes et continua de fixer l'humain, dans l'attente d'une réponse.
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Erwan Bradley
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MessageSujet: Re: Par une nuit pluvieuse. . . [PV Erwan Bradley]   Mar 1 Fév - 18:56

    Erwan sentit la pluie frapper violemment contre les murs, décidément l'instant où celle-ci s'arrêterait de tomber n'était pas des plus proches. La nuit se faisant de plus en plus sombre mais à vrai dire ce n'était pas exactement ce dont il s'inquiétait le plus. La douleur de sa blessure augmentant il affichait un tête crispée de douleur, le teint livide et les lèvres pincées. Il sentait son flanc se vider de sensation, la douleur ayant presque tétanisé la partie touché il ne tarda pas à comprendre que le bandage avait plutôt empêché le sang de circuler dans son torse. Il s'empressa alors de l'enlever avec plus de difficulté qu'autre chose, pensant qu'il n'aurait plus mal il se trompait totalement. Lorsque le sang recommença à circuler il sentit comme une brûlure, se mordant la lèvre pour éviter de hurler de douleur. Décidément affaibli comme cela la douleur l'atteignait beaucoup plus. A vrai dire dans cet étât il se faisait plus pitié qu'autre chose, et encore il ne se voyait même pas dans un miroir. Il avait une tête squelettique, le teint livide et les traits marqués la seul chose qui gardait une couleur vive était le sang qui maculait son flanc et avait la fâcheuse tendance de couler de temps en temps de sa bouche, le recrachant en toussotant régulièrement.
-Bonsoir
    Erwan releva rapidement la tête, son coeur ayant fait un bond dans sa poitrine comprimée. Ce geste brusque brouilla légèrement sa vision, voyant légèrement flou au début la première chose qu'il vît était deux sphères brillant dans la pénombre abrupte. Esquissant un rapide geste de recul il percuta le mur, ne pouvant pas plus reculer il crispa ses doigts sur le mur comme pour faire passer sa tention. Il secoua la tête d'un geste brusque, ses mèches rebelles devant ses yeux en les masquant à moitié. Seul l'éclat de ses prunelles rouges étaient identifiables, masquant ainsi la terreur qui le rongeait. Les muscles de son torse étaient d'autant plus impressionnants ainsi crispés, les quelques gouttes d'eau qui arrivaient à se défaire de ses cheveux, glissant lentement sur son torse en épousant chaque courbes et allant choir sur le sol glacé où former des taches sur son pantalon. Pendant un court instant, le silence s'était fait. Il n'avait l'intention de répondre, ce n'était pas une question, il fallait économiser son souffle. Il pensait qu'ils resteraient ainsi plus longtemps, pour son interlocutrice reprit la parole après quelques secondes qui lui parurent durer une éternité.
-Puis-je savoir à qui ai-je l'honneur ?
    Alors la vampire se laissa choir au sol à son tour, comme pour le prendre en pitié. Mais ça il ne le voulait pas, absolument et on ne sait par quel miracle Erwan réussit à se relever en s'aidant du mur, se pinçant les lèvres sous l'effort. Se lever n'est au départ pas un effort mais vu l'état dans lequel il était c'était assez ardu et surtout, très douloureux. Pendant ses traîtres secondes il maudit ce bout métallique d'avoir été sur sa trajectoire et de lui avoir mordu si violemment le flanc. Il devait garder la face même s'il devait y mettre toutes ses forces, de toutes façon il s'était décidé il ne pourrait rester trop longtemps ici, la chaleur de son appartement lui manquait trop et plus que de l'envie, il en avait besoin par dessus tout. Il plaqua ses omoplates au mur pour se soutenir, tendant ses jambes pour ne pas glisser et s'avachir au sol douloureusement. Puis il reprit légèrement son souffle en haletant, le regard dans le vague.
-En quoi cela vous... Erwan... Erwan Bradley... Et vous, vous êtes... un vampire...
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MessageSujet: Re: Par une nuit pluvieuse. . . [PV Erwan Bradley]   Mer 2 Fév - 19:17

Azilyss le regarda se lever, perçut la difficulté qu'il en éprouvait, et décida quant à elle de rester assise. Il y avait dans l'acte de l'humain une fierté qu'elle pouvait comprendre, un besoin d'afficher sur sa personne la parfaite possession de ses capacités et pour cela, il méritait selon elle une once de respect. Consciente de l'effort qu'il fournissait, elle ne souhaitait pas le blesser davantage dans son orgueil, de plus, depuis le sol, elle pouvait l'observer à loisir. Sa douleur était apparente, mais sans doute s'en sortirait-il sans grand mal. L'espace d'un instant, la jeune fille s'amusa à imaginer qui l'emporterait si un combat devait avoir lieu. Si l'homme n'avait pas été blessé, la lutte aurait pu se révéler intéressante. . . De toute manière, cette nuit n'était pas à la confrontation des forces. Azilyss n'en avait ni l'envie ni le besoin.
Lorsqu'il eut reprit son souffle, le mortel lui répondit :

-En quoi cela vous... Erwan... Erwan Bradley... Et vous, vous êtes... un vampire...

Azilyss haussa un sourcil. Bien sûr, il l'avait deviné aisément, il n'y avait rien de bien surprenant à cela. Ce qui expliquait certainement aussi sa volonté à se lever devant elle. La vampire hocha calmement la tête. Une vague de froid s'abattant sur la salle, elle se redressa légèrement afin de revêtir sa cape. Enfin, elle répondit, tout aussi paisiblement :

- En effet. Mais soyez sans crainte, je n'ai pas faim. Votre nuit ne sera pas troublée plus qu'elle ne l'est déjà.

Elle indiqua d'un coup d'oeil le flanc ensanglanté d'Erwan. Le fluide dégoulinait en abondance, comme une rouge fontaine de jouvence dans une gorge assoiffée. Avec un pincement au cœur, Azilyss songea à ses dernières victimes. L'assouvissement de son appétit la rendait insensible devant cet étalage de nourriture. S'en était presque révoltant, un véritable gâchis.
La vampire demeura immobile et silencieuse un moment durant, observant toujours l'humain avec autant d'attention. Il semblait peu bavard. Aucune importance. Dehors, la pluie battait toujours le trottoir, et le jour tarderait à se lever. Az' aurait largement le temps de changer de planque avant la fin de sa nuit. Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas connu de telle averse. A l'époque de sa vie à Londres, elle se souvenait d'avoir dansé sous la pluie avec sa fidèle Elizabeth, arpentant les rues jusqu'à la fin du jour, sans d'autre idée que la douche brûlante qu'elles prendraient en rentrant. Ces temps lui semblaient lointains. . . aujourd'hui la pluie coulait, grise et violente, sans d'autre but que la flaque ou le caniveau, aussi morbide que le ruisseau de sang qui maculait le flanc de l'humain.
La vampire s'étira longuement avant de se lever à son tour, sans geste brusque, consciente du temps infini qui s'étendait à ses pieds. L'homme aurait tout aussi bien pu s'enfuir mille fois avant qu'elle ne se soit totalement redressée.
D'une voix vague, elle lui donna son nom, mais son murmure fut tout juste assez fort pour qu'on l'entende. Les années avaient accumulé la poussière sur la simple connaissance de son identité. Il rouillait dans les profondeurs de son âme, il y avait bien longtemps qu'on ne l'appelait plus. Cela n'avait strictement plus aucune importance.
D'un geste elle indiqua la blessure d'Erwan et lança :

- Puis-je vous aider, d'une quelconque manière ?
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MessageSujet: Re: Par une nuit pluvieuse. . . [PV Erwan Bradley]   Mer 9 Fév - 19:57

    Erwan sentait la douleur s’atténuer de plus en plus, au fur et à mesure qu’il y prêtait de moins en moins d’attention. L’attention était-elle la clé alors ? Peut-être qu’au fond, cette blessure n’en était pas vraiment une et qu’il s’agissait juste d’un égratignure et qu’il empirait les choses à constamment y penser. De toutes façon il ne fallait pas qu'il essaye de savoir car il se reconcentrerait alors automatiquement sur sa blessure et cela lui ferait ressentir plus de souffrance qu'autre chose, il choisit de rester dans l'ignorance pour l'instant, cela valait mieux pour lui... Il observait toujours sans dire un mot la vampire. Elle semblait soit peu bavarde, soit elle voyait bien que Erwan était assez réticent à lui répondre.

En effet. Mais soyez sans crainte, je n'ai pas faim. Votre nuit ne sera pas troublée plus qu'elle ne l'est déjà.

    Troublée hein? Le mot était vraiment faible... Il se retrouvait dans un endroit inconnu, blessé et saignant abondamment et bloqué dans un entrepôt flippant par la pluie et de plus, avec un vampire. Que peut-on rêver de pire? Le pied... C'était apparemment son jour de malchance et elle lui collerait aux basques longtemps s'il en jugeait l'heure et le fait qu'il ne dormirait pas de la nuit déjà bien entamée. Il ne pouvait plus rien espérer de mieux puisque de toutes façon, même s'il s'arrêtait de pleuvoir comme par miracle il ferait toujours aussi noir et l'heure serait la même. Peut-être que ce vampire pourrait lui tenir compagnie. Mais enfin, même si elle affirmait ne pas avoir faim il restait tout de même méfiant quant à ses faites et gestes, il valait mieux prévenir que guérir. En fait il se dit qu'au fond, il serait mieux sous la pluie que de rester ici où il se sentait encore moins en sûreté... Le bâtiment était vieux et menaçait de s'effondrer, chose à laquelle il ne réchapperait pas. Les choses pourraient être pire, le vampire aurait put avoir faim et là tout cela aurait été plus rapide comme ça. S'abstenant de répondre il lui adressa un petit sourire ironique qui trahissait ses pensées, mais peut-être qu'il serait trop abruti pour y faire attention. Après il ne savait le "rang" de ce vampire, était-elle un mordu? un hybride ? De toute il était impossible qu'elle soit originelle, la situation n'aurait pas tournée comme ça. Enfin qu'en savait-il exactement, sur les vampires? Presque rien, c'était l'une des premières fois qu'il en voyait un en chair et en os et il n'avait jamais vu d'originel, peut-être n'en verait-il jamais. A vrai dire il devait plutôt s'en réjouir...Il n'était qu'un faible humain, que ferait-il face à lui? Où plutôt, que pourrait-il faire. La seule chose dont il était sûr c'est que les vampires ne sont pas si méchants que ça. Il ne faut pas tous les mettres dans le même sac comme le font certaines personnes. Pourquoi le simple fait d'être un vampire devrait être un crime? Pourquoi ne pourraient-ils pas vivre avec les mêmes droit que les humains d'ailleurs? Toutes ses questions étaient certes pertinentes mais il était le seul à les entendres, le seul qui pouvait connaître ses propres pensées et le fait de penser ne réglerait absolument rien. Il n'avait de toutes façon pas à se soucier d'eux, la plupart se défendaient extrêmement bien et étaient plus dangereux qu'une dizaine d'humains ensembles. Pourtant lui, Erwan, n'était qu'un faible humain. Il ne valait rien, c'était un peu comme une loque comparé aux vampires à la force surhumaine... Mais ça il n'y pouvait rien, juste se lamenter sur son sort.


-Puis-je vous aider, d'une quelconque manière ?
    De l'aide il n'attendait que ça. Mais de toutes façon ils ne pouvaient rien y faire, juste regarder sans rien dire. Encore impuissants... C'était un sentiment tellement énervant. Il ne pouvait rien faire, absolument rien à l'instant. Chez lui il pourrait déjà plus de choses mais ici, rien. La pièce était déserte quoique parsemée de débris métalliques et de vieux sacs rongés par les bêtes. Charmant tout ceci... Avec un pincement au coeur il détourna le regard pour revenir le planter sur la vampire en la fixant, c'était mieux s'il souhaitait lui répondre de la fixer tout de même. En fait il ne savait absolument pas quoi dire, mais il fallait qu'il réponde vu que c'était une question... Que dire exactement? Qu'il voulait bien mais qu'ils ne pourraient rien y faire? Non, elle se bornerait peut-être à essayer ce qui le gênerai. Dans ce genre de cas il valait mieux ne pas vraiment tout avouer. Masquer une partie de la vérité était toujours mieux et puis, elle ne lui avait pas demandé des montagnes, juste si elle pouvait l'aider.

-M'aider hein? Non oubliez ça. Et puis le soleil va bientôt se lever, vous feriez mieux de déguerpir d'ici je pense...

    Puis il se força à lui sourire pour mettre en avant la sincérité de sa phrase. Il ne pouvait rien faire de plus de toutes façon puisque ce serait forcément en trop.

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